À propos

Cong-Bon Huynh et Michelle Blanc sont des passionnés de bouffe, de bons moments et de culture épicurienne. Bienvenue sur notre blogue dans lequel nous partagerons nos recettes, découvertes et trucs culinaires. Il est très possible que nous ne soyons pas d’accord ou qu’au contraire, nous soyons unanime. Dans tous les cas, nous tâcherons de toujours être vrai, juste ce qu’il faut d’irrévérencieux et toujours passionnés. Bonne lecture et n’hésitez pas à nous dire si nous sommes dans le champ ou si au contraire, nous sommes dans le nirvana de la crème fouettée…

À propos de Michelle Blanc

Lorsque j’étais enfant, la chimie était ma passion. L’un de mes plus beaux cadeaux était mon jeu de chimie à quatre panneaux que je reçus à mon douzième anniversaire. Ma défunte mère était aussi une grande passionnée de recettes et de cuisine. À cette époque elle était déjà très innovante pour son temps. Ainsi, elle fit déjà une réception de Noël Chinois, avec un menu entièrement chinois (Cantonais pour être exact), de la musique et une ambiance asiatique. C’était ce qu’on appelle une « tripeuse ». Ces deux « inspirations » sont sans doute à la base de mon goût pour la cuisine.

J’ai aussi eu la chance d’être initiée (en plus de la cuisine cantonaise) à la cuisine italienne (d’une ancienne maîtresse d’origine italienne dont le père était un fin gourmet qui cuisinait son repas dominical tout les dimanches), à la cuisine du bas St-Laurent puisque ma famille maternelle est de Havre St-Pierre et à la cuisine « familiale québécoise » puisque je viens d’une famille recomposée de neuf enfants. Ma mère cuisinait donc pour une grosse gang. J’adore les plats mijotés, je ne cuisine pratiquement pas de desserts et j’anticipe le plaisir d’avoir un jour mon chalet qui me servira de lieu de prédilection pour cuisiner, faire des conserves, me construire un fumoir à viande, un jardin et autres trucs d’épicuriens. Finalement, la cuisine est pour moi une activité de relaxation. Je ne cuisine pas tant que ça, mais lorsque je le fais, c’est toujours avec plaisir et j’aime bien les plats qui se congèlent bien, comme ça, les restes sont moins fatigants à manger par la suite…

À propos de Cong-Bon Huynh

Je suis né au Vietnam au siècle dernier, le 20è. Une partie de mon adolescence en Europe, puis finalement établi au Québec. De ce bagage de vécu sur plusieurs continents, je suis bien embêté de dire quelle est ma cuisine préférée. De ma mère qui m’a donné les connaissances de la cuisine de l’orient. De mes formations et expériences de travail, j’ai acquis et travaillé, la cuisine occidentale. Alors je peux vous confirmer que la cuisine-fusion existe dans des personnes qui sont exposés à des héritages bien divers (juste pour dire… ou pour contredire à la rumeur disant que la cuisine-fusion est issue originalement d’un restaurateur français qui vient d’acheter un restaurant dans le quartier chinois, mais qui n’a pas de budget pour changer sa devanture !)

Pas juste dans mes recettes, l’aspect «fusion» est aussi présente dans mes démarches pour cuisiner. C’est que je suis dans la cuisine professionnelle un peu sur le tard. Je reviens à ma famille encore : natif d’une famille assez conservatrice, où il est inconcevable pour ma mère que je lui disais dans ma jeunesse, que je veux devenir cuistot. Alors la première profession que j’ai, en est une profession libérale. J’ai quand même un peu réussi cette profession imposée, mais à chaque fois que je me retrouve au restaurant, soit par plaisir ou avec des clients, je me laisse rêvasser à mon paradis derrière les portes battantes et mystérieuses du restau. Puis un jour, adieu-vat, j’ai tout laisser tomber : position, collègues, fortune, etc. pour recommencer à zéro le métier tant désiré depuis ma tendre enfance. Jadis, j’étais dans la publicité, directeur artistique et création, mon carré de sable étant une page blanche, 8 1/2 X 11, un dessin, un titre, une photo, du punch, du wow, du stopping-power. Maintenant que je suis cuistot (enfin!), ma page blanche d’hier est dorénavant l’espace qu’offre mon assiette : le message principal que je dois puncher est ma viande qui doit avoir du goût de tonnerre. Ma typographie qui doit être belle et percutante est à présent ma sauce qui doit être corsée ou veloutée, et mes légumes ce sont mes visuels d’appoint, etc. C’est la même gymnastique de cerveau que pour concevoir une campagne de pub, la conception d’une recette. Une fusion totale !

Au travail que je fais tous les jours, boulot-oblige, je cuisine comme… tous les chefs. Mais ici, dans cet espace «Recettes Bon&Blanc», je vais plutôt cuisiner et poster des recettes qui me touchent davantage. Mes coups de cœur, mes recettes que ma fille adore ou les recettes que j’ai donné à mon fils, et depuis, il le cuisine à chaque fois qu’il rencontre une fille. Et puis maintenant, ces recettes-là, si vous les aimez, alors ce sera à vous aussi !